La philosophie politique dont Luc-Olivier d’Algange propose ici quelques approches,
sous l’égide de Pallas Athéna, loin de se réduire à des considérations sociologiques
ou économique, plonge au cœur de la poésie, d’où naît, depuis Homère, toute politique
digne de ce nom. D’où la rencontre déférente avec ces œuvres et ces hommes (Plotin
ou Empédocle d’Agrigente, Nietzsche ou Henry Bosco) qui trouvent leur raison d’être,
leur origine autant que leur destination, dans le poème épique et dans ces pensées
spéculatives ou visionnaires antérieures à la séparation du Mythe et du Logos.
Il sera question, dans cet ouvrage, de la Cité et de la civilité, sauvegardes de
l’Âme du monde en ces nuances et gradations. De même qu’il n’est d’autre limite au
pouvoir, et à ses abus, que l’autorité, le sens du sacré, dégagé des cléricatures,
demeure l’ultime recours à la beauté du monde, empreinte visible d’un sceau invisible,
et résistance active à l’abstraction et aux leurres funestes des idéologies.
Pour devenir « inspiratrice », et n’être pas seulement la tyrannie obtuse et blafarde
du « dernier des hommes » dont parlait Nietzsche, la Cité, - par ceux dont l’âme
est devenue le refuge du Songe de Pallas, - doit œuvrer à la remémoration et à la
récitation des héros et des dieux, des saints et des chevaliers. Une voie oubliée
est proposée, en toute liberté, qui conduit de la source grecque à la souveraineté
française. L’Érudit cède alors, avec bonheur, le pas à l’écrivain qui, selon l’impératif
rimbaldien, devance l’action.
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