
Jean Parvulesco Le sentier perdu
William Tellechea
Parutions.com (janvier 2007) « Conspirations et Kali-
On rapporte que le très secret Jean Parvulesco, auteur du Sentier perdu, son œuvre la plus envoûtante, fréquenta la nouvelle vague, qu’il vivrait à Paris, dans le voisinage du Parc de la Muette .
On lui suppose des amitiés surprenantes, Ava Gardner, Eric Rohmer, et des amitiés souterraines…
Le Sentier Perdu est un roman initiatique -
Le Sentier perdu est livre miraculeux qui explore les domaines du sacré où, par exemple, (sur les bases d’une étude rarissime publiée en russe uniquement) la Bogonevesta, « la fiancée de Dieu », d’une nature providentielle, sera d’une importance capitale.
C’est un ouvrage énigmatique qui, tout en étant le prolongement dangereux, dévoile certains projets politiques visionnaires tel que le grand gaullisme ; et qui ausculte l’Histoire, l’Histoire ouverte aux interventions du surnaturel, l’Histoire dont le cours n’aurait de sens que dans la réalisation d’un empire : l’Empire de la fin, l’« Imperium Ultimum ».
C’est aussi une étude géopolitique laquelle, pour Jean Parvulesco, serait une gnose,
une expérience abyssale : « L’avènement des temps ensoleillés, l’ensoleillement au-
Mais, décidément, Jean Parvulesco est – reste – un mystère. Et, s’il se murmure qu’un graphologue, disciple du Baron de Burkana, tenterait de percer certains des mystères de sa biographie, tandis que d’autres rumeurs en font le prête nom d’une conspiration plus vaste encore, il n’en demeure pas moins que l’on se perd avec délices dans les dédales d’un monde secret, dans les labyrinthes de ce Sentier perdu, dont nous envoûte le style fulgurant, hautement spirituel.
Quoiqu’il en soit, il faut lire et relire absolument Le Sentier perdu (dés le paître au minet et jusqu’aux heures interdites).
Jean Parvulesco Le sentier perdu
Bruno Favrit
Réfléchir & Agir (mars 2007)
Parvulesco a toujours l’art de nous surprendre. On dirait qu’il écrit toujours le
même livre, la même partition animée des mêmes obsessions. Or, il n’en est rien.
Par delà les complots, les révélations qui doivent être faites quand bien même seraient-
Jean Parvulesco Le sentier perdu
Eurasia. Vol I n°2
Résistance n°39 (mars 2007)
Personnalité mythique et fascinante de la mouvance eurasiste, Jean Parvulesco est un grand écrivain trop méconnu.
Dans Le Sentier perdu , publié par le tout nouveau éditeur Alexipharmaque, il nous conte la fin d’un monde, sa dissolution dans les vertiges de son histoire en cours, de l’histoire actuelle et contemporaine, dont les effrois, lancinament sans cesse recommencés, perpétuent, s’ils n’en consacrent déjà la dangereuse présence, quelque chose d’innommable : une insurrection de ténèbres, un supplice eschatologique, qu’il n’est guère plus possible d’affronter que par la prière, par l’espérance d’un embrasement ultime : l’embrasement de l’Incendium Amoris.
Date après date, événement après événement, passant par l’Inde, la Russie, le Japon, le bloc continental de la plus grande Eurasie, les géopolitiques abyssales, traversant les horizons impériaux, menant à Alexandre Douguine, Dominique de Roux, Sainte Thérèse de Lisieux, Karl Haushofer, Leni Riefenstahl, Ava Gardner, le Général Rondot, s’attardant sur les mystères de l’écriture et du Gaullisme révolutionnaire, sur ceux aussi de l’écoulement de l’invisible dans le visible, Le Sentier Perdu instruit, dans une perspective prophétique, notre époque, ses secrets, sa fatalité.
Jean Parvulesco Le sentier perdu
Nicolas Bonnal
Le Libre Journal (janvier 2007) « Horbiger descend en Enfer avec Parvulesco »
J’ai rencontré Jean Parvulesco il y a seize ans. C’était une époque où tout nous
semblait encore possible. Le mur venait de s’effondrer, l’après histoire venait à
peine de commencer son cycle mort, nous guettions de signes de l’invisible. En ce
temps-
Jean venait de publier les Mystères de la villa Atlantis, livre inaccessible au plus grand nombre et même au plus petit. Mon attention alors se portait sur Mitterrand, sur lequel il écrivait des phrases fabuleuses. Mitterrand couvert d’abeilles, Mitterrand héritier de Memphis…
Fabuleux est le mot qui pour moi décrit le mieux l’œuvre de Parvulesco. La constance
et l’énergie de l’auteur lui ont gagné une estime étonnante dans le monde entier,
de Vladivostok à Santiago du Chili aussi bien que de l’Atlantique à l’Oural. Actuellement,
son maître ouvrage porte sur Vladimir Poutine et l’Eurasie. Il est traduit et célébré
par toutes sortes de coteries ésotériques, lui qui avait commencé par fasciner Jean-
Pauvre comme lui, j’ai beaucoup habité dans le XVIème où nous sommes toujours beaucoup
vus, pratiquant un bon voisinage ésotérique entre Pompe et Muette, Passy et Boislevent.
Là je l’ai écouté me parler des « combines », comme il dit, de métapolitique et de
géopolitique, de galactiques et d’apocalyptiques. Rien ne s’est produit, et c’est
là le problème. Nous en sommes restés au stade du fabuleux puis de l’affabulation.
Nous avons été broyés par des forces supérieures, que Jean a toutefois pleinement
cernées, professionnellement décrites. Mais nous n’avons pas été secondés, et les
« nôtres », comme il dit aussi, se sont fait posséder, quand ils n’ont pas disparu.
Mitterrand, Kohl, Chirac, de Gaulle même, tous des idiots utiles ? Le monde n’est-
La pire des punitions pour une âme est de vivre en des temps d’iniquité. Nous voyons
le monde tanné de la post-
Je ne lis presque plus, peine même à relire Flaubert, Emerson ou Gracian. J’ai reçu
un dernier opus du maître, qui date des années 90 (la chronologie déconstruite est
la spécialité maison), au coeur des méphitiques années Clinton, qui ont vu le retour
de l’Amérique au premier plan, et que je finis presque par regretter… Il n’y avait
pas encore eu l’euro, il n’y avait pas encore le 11 septembre, les deux vraies Fins
du post-
Dans un autre très beau passage, Jean Parvulesco s’en prend à notre classe politique
folle, inepte, destructrice de la France et d’elle-
Je savais Parvulesco très proche de Rohmer, jusqu’au jour où je l’ai vu braver l’opinion
publique dans l’Arbre, le maire et la médiathèque du grand Rohmer, œuvre consacrée
justement à la liquidation de l’histoire. C’était en 1993, lorsque nous pensâmes
que la raclée prises par les socialistes leur suffirait pour longtemps. Elle n’a
pas suffi, et nous nous éteignons tous les uns à côté des autres, comme des cierges
que les croyants ne viennent pas rallumer. Nous attendons les salves du gaullisme
ou du mitterrandisme, nous allons récolter le ségolénisme, qui sera peut-
Je vois peu Jean depuis des années, il est souvent malade. Moi, comme on sait, j’ai choisi les plates agonies des terres australes soumises aussi au suprême pouvoir, le Poder Adquistivo des classes dominantes de l’ère Clinton. Les manipulateurs de logiciels ont enterré les maîtres
des symboles. Si nous pouvions sortir de terre…
En attendant, maître, bonne et même meilleure santé.