
Il ne sera guère question de Venise dans ces entretiens, qui souvent prennent la forme de monologues intérieurs… A peine de son « ombre », ou plus exactement de l’ombre d’un titre auquel Nietzsche renonça pour ces fragments, ces aphorismes, « ces provocations, ces appels » qui deviendront Aurores et Le Gai Savoir ; « ombre » qui nous accompagne dans notre voyage vers la « vie magnifique », ombre qui scintille, ici et maintenant, de toute la splendeur de sa présence ! Le Voyageur et son ombre parleront ainsi, au fil de la promenade, du dandysme, des rapports étranges de la littérature et de la vérité, de Platon et de Nietzsche, de l’autorité et de la liberté, de la morale et du style, de l’incomprise générosité, de l’orage mallarméen, de Fernando Pessoa, de la « rhétorique de Dieu », des pays de Dante et de Novalis, de l’abîme de Dionysos et de l’abîme du Christ, d’Heidegger et des poètes chinois, du regard de diamant, de l’attention…
« Il nous plaît, écrit Luc-
L’ombre de Venise est fine, elle laisse passer toute la lumière. La finesse de l’ombre,
sa vertu picturale, présagent une nouvelle audace herméneutique. A travers L’ombre
de Venise se précise, comme en contre-