Edgar.PS. Les correspondances du baiser
David Mata
Parutions.com(décembre 2006) « Images sacrées et fabuleuse »
Les Correspondances du baiser est un livre qu’on ne résume pas. Résume-t-on une sonate,
un concerto ? L’Orient, l’Orient des contes donne souterrainement son cadre à ce
récit fabuleux. À ce récit qu’on peut dire tel à la condition de le dire également
dramatique. Ambivalentes, ambiguës sont les lettres que le récit fait se succéder
de la première à la dernière page, et où, dit justement le prière d’insérer, chacun
trouvera ce dont il a besoin. Le vrai est qu’elles déroutent au premier abord, reflets
d’une psyché dont nous savons aujourd’hui la complexité (Eliade et d’autres étant
passés par là), elles déroutent avant d’enchanter, le dernier mot dans ces pages
fiévreuse revenant en effet à l’enchantement. Le lecteur s’égare, certes, à maintes
reprises, il ne sait plus où il en est, mais la beauté des images ne cesse de le
secourir, de l’orienter, de l’«extrême-orienter».
Dans quelles cités se situent ces
chambres closes, ces labyrinthes, le lecteur l’ignorera jusqu’au bout , ou plutôt
il pressentira qu’il s’agit de lui-même, des mythes qu’il nourrit dans les profondeurs
de son inconscient. Errer dans ces paysages calcinés, parmi ces ruines dont nous
rêvâmes tous, à la condition d’être bien nés, errer en compagnie de personnages tourmentés
qui nous renvoient en réalité notre image, est une ivresse qu’il faut savoir gré
à l’auteur de distiller avec art. Celui que Palmyre fit toujours rêver, que firent
rêver les Cléopâtre et les Zénobie, savourera ce récit cruel, qu’émaillent des images
dont l’originalité séduit. Par la simple voie de la fiction, ces pages véhiculent
ce sacré dont le monde profane où nous croupissons nous tient tellement éloignés.
Dans une littérature misérablement rampante, elles réintroduisent une poésie digne
du nom, c’est à dire la vertu qui est la leur.
Edgar. PS Les Correspondances du baiser
La Dépêche du Midi (mars 2007)
La première oeuvre d'Edgar PS se présente sous la forme épistolaire et s'intitule
Les Correspondances du baiser. Les premières de ces lettres proviennent du désert
de Syrie, elles ont été trouvées sous les ruines de fondations mésopotamiennes. Elles
sont signées d'une princesse à qui on a volé le coeur. Depuis, elle pleure de chagrin
et de désespoir son amour perdu. La faute à un baiser défendu... La seconde partie
de l'ouvrage dépoussière une série de lettres retrouvées dans l'écrin d'un coffre
de bronze. Qui les a écrites ? Probablement Abysmê, un roi qui agonise de solitude
dans sa geôle. Ses missives auraient été destinées à une princesse antique... Avec
sa plume sombre et teintée de romantisme, Edgar. PS explore les affres de la passion.
Il fait preuve d'imagination et de talent. A suivre donc.